La démarche  :

La Birmanie est 1 pays qui ne brille pas par son respect des droits de l'homme, c'est le moins que l'on puisse dire: le régime est dictatorial, la drogue y fleurit aux confins de la Chine et de la Thaïlande, les
minorités ethniques sont maltraitées et la corruption fait les ravages que l'on connaît bien dans ce type de pays pauvres dits "Pays les Moins Avancés" (PMA).

C'est dans ce pays dur et mis au ban du concert des nations par les pays riches (embargo américain et, à un moindre degré, embargo européen) qu'Isabelle, fondatrice du projet Zaza Factory, alors en visite en Birmanie, a trouvé des femmes birmanes volontaires, bien décidées à prendre leur sort en mains et à rompre le cercle de la pauvreté dans lequel la triste réalité de leur pays et les embargos venus de l'extérieur les enferment........
Isabelle a eu l’idée de proposer à des femmes birmanes de confectionner des sacs et des bijoux, dans le but de les vendre sur les marchés locaux et occidentaux. Isabelle crée les modèles, et fournit les tissus et les matières aux ateliers, qu’elle forme à l’assemblage et à la créativité. ............,

Pourquoi la birmanie ?

En voilà une opinion bien pesée que celle qui conduit à demander le renforcement des sanctions contre 50 millions de personnes sans s’interroger sur les conséquences que vont avoir ces sanctions sur la population !
En voilà, enfin, une volonté de progrès que celle qui recommande de persister dans la préconisation des sanctions alors que de toute évidence ces nombreuses années de reproches adressées à la junte n’ont eu d’autres effets que de la renforcer dans ses convictions et de bloquer la situation ! Ne serait-il pas temps de se demander s’il n’y aurait pas d’autres moyens à mettre en œuvre pour tenter de faire évoluer le pays ?

Tâchons de comprendre la situation et, à notre tour d’être compréhensibles ! Ce n’est pas en cornant dans les oreilles de la junte des condamnations et des menaces qu’ils n’entendent pas et dont la répétition inlassable ne fait que renforcer leur conviction de ne pas être compris et leur détermination de ne pas céder que l’on parviendra à quoi que ce soit. Ce n’est pas en privant ce pays de concours extérieurs que l’on rend possible sa maturation et son évolution.
Sans cesser de défendre les valeurs auxquelles nous tenons plus que tout, il est temps de comprendre que nous perdons plus que nous ne gagnons à maintenir ce pays à l’écart de tous les instruments du développement, commerce, investissements, aide au développement, tourisme…